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La carte graphique (également appelée carte vidéo ou GPU) est un élément interne du PC. Elle est dédiée principalement aux jeux, à la 3D ou à la VR. Que les choses soient claires : pour un usage uniquement bureautique (surf sur Internet, traitement de texte), il est inutile d’avoir recours à un matériel dédié. De nombreux processeurs intègrent un chipset graphique suffisant. Mais si vous aimez passer du bon temps devant votre ordinateur et profiter des meilleurs graphismes possibles, ce qui suit est pour vous.

Certes, le traitement vidéo, le montage amateur ou la lecture de films ne nécessitent guère qu'un bon processeur dernière génération de chez Intel et AMD.

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En revanche, ceux qui veulent entrer de plain-pied dans les plaisirs du multimédia, bénéficier de jeux beaucoup plus détaillés que sur consoles, brancher plusieurs écrans pour vivre des sensations hors normes, s’émerveiller face à la VR et devant la finesse de la 4K, ou plus impressionnant encore, se plonger dans la réalité virtuelle avec les casques dédiés n’ont d’autre choix que de s’équiper d’une carte graphique gamer puissante d’AMD ou NVIDIA.

La fourchette de prix s’étale de moins de 80€ à plus de 1300 €, voire plus si vous optez pour un modèle dont toutes les caractéristiques (mémoire, fréquence, bus) sont poussées à l’extrême. Les chapitres « Les prix des cartes graphiques » et « Les différences entre GPU AMD et NVIDIA » vous aident dans votre choix en détaillant les gammes et les usages. Mais pour tout connaître de ces outils capables de transformer un ordinateur en superbe appareil multimédia, commençons par découvrir leurs entrailles.

Carte graphique : les principales caractéristiques en détail

Une carte graphique est construite autour de deux composants principaux : le GPU (Graphic Processing Unit), un processeur spécialisé dans le calcul de graphismes 2D ou 3D, et la mémoire, qui échange des données temporaires avec le GPU puis stocke et envoie les images finales au moniteur. Avec les nouvelles générations de cartes, les puces et cœurs dédiés (au Ray-Tracing par exemple) se multiplient chez NVIDIA notamment mais le principe de base reste le même.

Avant d'entrer dans le détail, il est nécessaire de bien comprendre comment fonctionne le marché des cartes vidéo : ne confondez pas le concepteur du GPU, celui qui travaille sur les nouvelles technologies (AMD ou NVIDIA), avec l’assembleur de la carte graphique (Gigabyte, Asus, MSI, EVGA, etc.) qui lui personnalise les cartes de base de NVIDIA et AMD pour les rendre plus puissantes, mieux ventilées ou meilleur marché : on parle alors de modèles custom (les modèles AMD ou NVIDIA étant baptisés Reference Design même si l’on trouve encore parfois les termes Founders Edition pour NVIDIA et Frontier Edition pour AMD).

Il existe donc de multiples références de cartes basées sur le même GPU et la même quantité de mémoire, dont les performances sont très proches. Néanmoins des différences existent ne serait-ce que par la conception du refroidissement qui est, elle, propre à chacun. Certains offrent également des caractéristiques supplémentaires comme l’overclocking des puces par exemple. Outre le prix ou l'offre logicielle, ce sont ces éléments qui doivent guider votre choix.

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AMD et NVIDIA créent des technologies et élaborent une gamme de référence, les autres marques customisent ces cartes vidéos avant de les commercialiser.

Le processeur graphique

Comme tout processeur, il se caractérise avant tout par une fréquence et une finesse de gravure et bien évidemment une gamme de puces graphiques.

La fréquence, exprimée en MHz ou GHz, indique la vitesse à laquelle le GPU effectue ses calculs. Mais ce n'est pas un indice suffisant pour connaître les performances d'une carte graphique. D'autres éléments entrent en ligne de compte, comme le nombre d'unités de calcul, dédiées aux opérations vectorielles ou scalaires. La comparaison de deux cartes sur la base de la fréquence n'est pertinente que si elles possèdent strictement la même architecture. Fiez-vous plutôt aux nombreux benchmarks disponibles sur les sites et revues spécialisées.

La gamme, comme nous l’expliquions en introduction de ce chapitre, n’est pas aussi étendue que le nombre de modèles de cartes le laisse présager. Les puces embarquées sur les NVIDIA et AMD sont respectivement les GTX et RTX pour le premier nommé et Radeon RX pour AMD. Concernant les chiffres qui suivent, par exemple une RTX 3080 ou une RX 6800, retenez que plus ils sont importants, plus vous montez en puissance sur le papier : attention toutefois au renommage, certaines cartes étant estampillées du numéro de la nouvelle génération alors qu’elles sont architecturées sur l’ancienne ! Et attention surtout de comparer le comparable : ne mettez pas un chiffre d’une carte AMD en face d’une carte NVIDIA, leurs dénominations ne sont pas du tout basées sur les mêmes règles.

La mémoire vive d'une carte graphique

Elle se différencie par sa quantité, son type et sa fréquence.

La quantité de mémoire varie aujourd'hui de 1 à 24 voire 32 Go pour les pros. Un minimum de 8 Go est utile pour les cartes les plus puissantes afin de stocker les textures les plus lourdes, ajouter des effets (lissage, filtrage...) et prendre en charge l'affichage multi-écrans en 3D ou la puissance que nécessitent les casques virtuels.

Passons au type de mémoire et sa fréquence. Vous notez dans les caractéristiques les termes GDDR5, GDDR6, HBM... Il s’agit des différentes mémoires. La GDDR6 est désormais la plus répandue.

Une règle s'applique : privilégiez la rapidité à la quantité. Quant à la fréquence, plus elle est élevée, plus l'échange de données avec le GPU est rapide.

Le GPU et la mémoire communiquent à travers un bus mémoire dont la largeur est exprimée en bits : 128, 256, 384, 448 ou 512 bits. Plus ce bus est large, plus la mémoire et le GPU échangent de données dans le même cycle d'horloge. Cette bande passante influe sensiblement sur les performances.

Le refroidissement d'un GPU

Dès que vous passez à une configuration multi-écrans, lancez des jeux 3D ou branchez votre casque de réalité virtuelle, la carte graphique est grandement sollicitée et crée un phénomène de chauffe. La dissipation de la chaleur est alors prise en charge par le ventilateur, mais il faudra s’assurer que celui-ci n’est pas chargé de poussière et que votre tour est suffisamment aérée.

Un logiciel gratuit tel que Speccy vous informera de la température de vos composants ; si la carte graphique a tendance à trop chauffer, il est possible de changer sa ventilation ou d’installer des systèmes de refroidissement beaucoup plus performants. Les plus exigeants opteront dans ce cas pour le watercooling. À noter qu’il existe des cartes graphiques fanless (sans ventilateur), c’est-à-dire à refroidissement passif, des références généralement concentrées sur l’entrée/milieu de gamme !

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Les dessous d’un refroidissement de carte graphique !

- Le système de refroidissement d'une carte graphique, constitué d'un ventilateur couplé à un radiateur (hormis les cartes « fanless » qui ne comportent qu'un radiateur), est amovible - attention la plupart du temps, cela ôte la garantie. Ainsi vous êtes en mesure de le remplacer par un ventilateur plus performant et plus silencieux, moyennant quelques dizaines d'euros. C'est une solution à retenir si vous êtes amateur d'overclocking.

- On reproche souvent aux ordinateurs leur obsolescence trop rapide. Cette réputation à la peau dure ne se vérifie que si vous souhaitez être à la pointe des toutes dernières technologies. Aujourd’hui, une bonne carte graphique peut tenir 4 ou 5 ans quitte à baisser le niveau de détail et la résolution lorsque la carte arrive en fin de vie, et cela vaut d’ailleurs aussi pour toute la configuration de votre machine.

Les prix des cartes graphiques

Quelle carte graphique choisir ?

Le choix de la bonne carte graphique dépend de votre budget et de vos besoins. Ces deux facteurs sont liés : une carte graphique surpuissante offre davantage de possibilités qu'un modèle économique, au prix d'une facture plus lourde. Rappelons aussi que ce choix doit être dicté par le reste de votre configuration : inutile de prendre une carte parée pour la 4K voire le 8K si votre écran est Full HD ou que processeur et RAM ne suivent pas. Il faut rester é-qui-li-bré !

Pour vous aider à choisir, quatre profils se dessinent :

Les cartes graphiques entrée de gamme

Souvent affichées sous les 100€, elles conviennent à des usages bureautiques, voire multimédias (décodage et lecture de films en haute définition, etc.). C'est dans cette catégorie que se situent la plupart des cartes à refroidissement passif (sans ventilation ou « fanless »). Elles sont silencieuses et sobres d'un point de vue énergétique. Par ailleurs, pour équiper un PC dédié au home cinéma architecturé autour d’un boîtier compact (mini-itx), il convient de choisir une carte de type Low Profile (moins large que les cartes traditionnelles).

Pas de miracle en ce qui concerne le jeu vidéo. Les titres les plus anciens tourneront sans encombre, mais les jeux récents exigeront des sacrifices sur la définition et l’affichage des filtres ou technologies d’amélioration de l’image.

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Une carte low profile apporte un regain de puissance graphique tout en restant très silencieuse.

Les cartes graphiques milieu de gamme

Jusqu'à 300-350€ environ, vous ouvrez les vannes de la HD et du jeu multi-écrans avec encore des compromis sur les filtres, le nombre d’images par secondes ou certaines technologies d’amélioration du rendu. Il n’est pas conseillé de dépasser une taille d’écran de 27 pouces en Full HD pour garder un rendu agréable.

Il faudra tout de même deux à trois ans pour que les derniers jeux sortis passent sous la barre des 60 images secondes à un niveau de détail faible. Elles sont un bon choix pour un joueur occasionnel prêt à investir une somme raisonnable tous les trois ans afin d’avoir les dernières technologies (matérielles et logicielles) des fondeurs.

C’est notamment dans cette gamme de prix que vous pouvez aborder des technologies comme le Ray-Tracing et le DLSS chez NVIDIA avec les séries RTX : la première change profondément le rendu des éclairages en jeu avec des puces dédiées sur les cartes, la seconde étant une technique d’échantillonnage par intelligence artificielle (IA).

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Nul besoin de dépenser une somme folle pour profiter des jeux. Dans cette gamme de prix, la haute définition est déjà de la partie.

Les cartes graphiques haut de gamme

À partir de 350€ approximativement, l’écart se creuse avec la qualité proposée par les consoles, même de dernière génération. Vous jouez en Full HD, 1920x1080 px, à 60 fps et plus si votre moniteur le tolère, avec un niveau de détail élevé et des filtres calés sur moyen à très haut en fonction des jeux. Elles sont le minimum requis pour profiter agréablement d’un casque virtuel.

Ces modèles sont recommandés aux amateurs qui ne recherchent pas des performances maximales, mais apprécient d’avoir de bonnes résolutions et une image pleine de détails sur des écrans de bonne taille.

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Les joueurs exigeants trouveront dans cette gamme de prix des cartes véloces affichant des images pleines de détails.

Quelles cartes graphiques très haut de gamme pour les jeux ?

Elles ciblent les joueurs acharnés qui n'admettent aucun compromis sur la fluidité et la qualité visuelle. Les jeux de tirs à la première personne (aussi appelés FPS), gourmands en ressources, affichent pour les meilleures cartes près de 200 images par seconde. Ces bijoux technologiques offrent les meilleures résolutions et montent, pour certaines cartes, jusqu’au 4K (4096x2106 pixels). Les modèles les plus puissants comportent même deux processeurs.

Pas de secret pour ces modèles, les tarifs sont bien plus élevés qu’il s’agisse des RTX 3080 et 3090 chez NVIDIA ou des RX 6800 XT et 6900 chez AMD.

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Si vous n’êtes pas du genre à faire des concessions, ces cartes vidéo exploitent tout le potentiel des jeux les plus gourmands.

Certaines cartes graphiques sont à réserver à un usage professionnel. Quadro et Tesla chez NVIDIA, Firepro chez AMD. Elles embarquent une puissance de calcul exceptionnelle, mais adaptée au travail des développeurs et à certaines applications spécifiques (Autodesk, Catia, etc.).

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- Les IGP (Integrated Graphic Processor) sont des processeurs graphiques intégrés directement au processeur. Ils dispensent de l’achat d’une carte graphique, mais n’ont pas leur capacité. Mieux vaut investir, même dans un produit d’entrée de gamme, pour commencer à s’amuser ou profiter confortablement des vidéos hautes définitions.

- Le très haut de gamme (plus de 800€) permet de lancer tous les filtres (anisotropique, anticrénelage, etc.), de caler les détails dans les réglages les plus hauts, d’opter pour les plus hautes résolutions tout en gardant une fluidité au-dessus des 100 images par seconde. L’investissement est conséquent, mais le résultat est stupéfiant.

Les différentes connectiques d'une CG

Une carte graphique combine plusieurs connecteurs destinés au raccordement à un ou plusieurs moniteurs, voire un téléviseur à écran plat. Quatre types de connecteurs coexistent aujourd'hui.

Le DVI (Digital Visual Interface)

Le signal vidéo est véhiculé de manière numérique, sans distorsion et sans perte. Il en résulte une netteté supérieure à celle du VGA. Le DVI se décline en deux catégories :

Le DVI-D (D pour Digital) : purement numérique. La définition maximale dépend du nombre de broches : avec 18 broches, il s'agit d'un connecteur Single Link et la définition ne dépasse pas les 1920x1200 pixels à une fréquence de 60 Hz ; avec 24 broches, il s'agit d'un connecteur Dual Link qui double la bande passante. La définition peut alors atteindre 2560x1600 pixels à 60 Hz ;

Le DVI-I (I pour Integrated) : polyvalent, car il prend en charge la transmission analogique ou numérique. De fait, il est devenu très fréquent. Les définitions maximales sont identiques à celles du DVI-D. Une fiche femelle DVI-I peut accueillir un câble mâle DVI-D : les moniteurs qui ne possèdent qu'un connecteur DVI-D ne sont donc pas exclus.

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Le VGA (Video Graphics Array)

Muni de 15 broches, il transporte de manière analogique le signal vidéo, lequel peut donc être dégradé par des interférences dans les environnements les plus perturbés (milieu médical ou industriel). En théorie, le VGA n'impose pas de définition maximum. En pratique, il se limite à 2048x1536 pixels.

Ce connecteur « historique » tombe en désuétude au point que sa disparition est programmée dans quelques années. Le VGA possède encore un avantage : il est compatible avec les moniteurs à tube cathodique âgés de 10 ans et plus. Mais une prise DVI-I fait aussi l'affaire, à travers un adaptateur.

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Le HDMI (High Definition Multimedia Interface)

C'est un connecteur exclusivement numérique, capable de véhiculer simultanément la vidéo et le son. Il se destine plutôt aux moniteurs multimédias équipés de haut-parleurs ou aux écrans plats du salon, d'autant plus qu'il prend en charge l'espace colorimétrique YCbCr, une alternative au RGB en vigueur dans l'informatique. Sa définition maximale est fonction de la version utilisée :

HDMI 1.3 : la définition plafonne à 2560x1600 pixels à 75 Hz ; HDMI 1.4/1.4a : s'ajoute la compatibilité « 4 K », autrement dit l'ultra haute définition (UHD, 4096x2160 pixels à 24 Hz). Afin de gagner un peu de place, le connecteur HDMI sur la carte graphique prend parfois la forme d'un connecteur mini-HDMI.
HDMI 2.0 : pousse l’UHD à 60 Hz, propose 32 canaux audio et de meilleurs débits. Compatible avec les technologies HDR10, HDR10+ et Dolby Vision.
HDMI 2.1 : La bande passante passe à 48 Gbits/s et ouvre la 4K à 120 Hz, la 8K à 60 Hz et l’affichage de la 10K ! Le support du HDR Dynamic (comme Dolby Vision et HDR10+) et du Dolby Atmos (e-ARC) se rajoute également. L’input lag (la latence des écrans) est également réduite pour ravir les gamers sur TV !

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Le Display Port (ou DP)

Le Display Port constitue l'interface numérique la plus récente et s'annonce comme le successeur du DVI. Ses performances sont en effet supérieures sur plusieurs points, bien que ce ne soit pas flagrant dans un contexte grand public. Par exemple, il peut acheminer un signal constitué de 16 bits par couleur (48 bits au total), ce qui est intéressant pour un usage professionnel (CAO, DAO, etc.).

Gratuit pour les constructeurs, contrairement au HDMI, le DP est devenu omniprésent sur les cartes graphiques milieu et haut de gamme. Il se généralise aussi sur les moniteurs, excepté sur les modèles entrée de gamme.

Dans sa dernière version 1.4, il prend en charge la définition 8K à une fréquence de 60 Hz (ou 4K 120 Hz), est compatible HDR et supporte l’USB type-C. Et il supporte toujours les technologies d’amélioration de la fluidité d’images G-Sync et FreeSync ainsi que l’audio multi-canal.

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NVIDIA et AMD ne se contentent pas de faire des cartes de plus en plus puissantes et fiables, ils ajoutent des solutions logicielles pour accompagner agréablement l’utilisateur. Le Geforce Experience d’un côté et le Radeon™ Software Adrenalin Edition de l’autre analysent votre matériel et proposent des réglages optimisés pour en profiter dans les meilleures conditions.

 

Bien choisir sa carte graphique entre AMD et NVIDIA

Comme nous l’avons déjà vu, les cartes graphiques sont « customisées » par les assembleurs : la valeur de la fréquence, la quantité de mémoire et le système de refroidissement diffèrent d'une carte à l'autre, ce qui explique l’offre foisonnante. Mais toutes ont comme tronc commun les GPU de NVIDIA ou d’AMD avec chacun leurs spécificités.

La nouvelle génération de GPU

Les dernières générations de GPU sont les RX série 6000 (6800, 6800 XT et 6900 XT notamment) ; GTX série 16XX et RTX série 3000 pour NVIDIA.

NVIDIA domine souvent le marché en termes de puissance alors qu'AMD reste un bon choix sur les marchés d’entrée et de milieu de gamme avec des cartes graphiques quasiment aussi puissantes et moins chères sur ce segment. Mais cela est plus une tendance qu’une vérité absolue. Faire un choix devient vite cornélien ! En plus du rapport puissance/prix, quelques détails peuvent faire pencher la balance pour l’un ou l'autre des deux fondeurs.

Le camp AMD

Moins prolixe en technologies embarquées que son concurrent NVIDIA, AMD mise beaucoup sur son rapport performances/prix.

Eyefinity : gère jusqu’à six écrans en haute définition.

AMD LiquidVR : améliore la compatibilité des casques VR notamment en diminuant le temps de latence entre le mouvement de tête et l’affichage de l’image.

Freesync : synchronise le rafraichissement de votre moniteur avec le débit de la carte graphique afin d’éviter les saccades et les déchirures de l’image. Décliné en version standard, Premium (120 Hz min en Full HD) et Premium Pro (faible latence, HDR et LFC, compensation des faibles fréquences d'images)

AMD VSR : consiste à augmenter la résolution d’un jeu au-delà de celle de l’écran afin de gagner en finesse et en détail.

Le camp NVIDIA

Longtemps quasiment seul sur le marché, NVIDIA a tissé sa toile faites d’annonces de technologies toutes plus aguicheuses les unes que les autres. Même si elles ne sont pas toujours très répandues…

RTX : et la lumière fut… Ou plutôt, avec le RayTracing mis en œuvre par la techno RTX , les éclairages et jeux de lumière dans les jeux et applications sont calculées en temps réel. C’est très gourmand mais le rendu est superbe. Le Ray-Tracing n’est toutefois pas propre à NVIDIA et est inclus dans DirectX 12 ; rien n’empêche à terme AMD de le supporter…

DLSS : pour Deep Learning Super Sampling. C’est la 2e grosse innovation de la génération RTX de NVIDIA. Cette technologie de « super-échantillonnage » permet de surpasser les habituelles solutions anti-aliasing grâce à l’IA qui apprend – avec les supercalculateurs du constructeur – à construire le meilleur rendu possible.

Adaptative V-Sync : la synchronisation verticale (V-Sync) élimine les défauts de superposition d’images (appelés « tearing ») qui se manifestent quand le nombre d’images envoyées par la carte graphique dépasse la capacité d’affichage de l’écran (soit 60 images en 60 Hz). Mais cette technologie fait fortement baisser les performances quand la carte graphique ne peut maintenir 60 images/seconde. L’Adaptative V-Sync l’active donc intelligemment, seulement quand cela est nécessaire.

GPU Boost : augmente automatiquement les fréquences d’horloge pour donner un regain de puissance à la carte graphique lorsque la charge énergétique et la température le permettent.

PhysX : moteur physique améliorant le rendu visuel de jeux compatibles grâce à l’affichage de nombreux effets saisissants de collision ou de particules.

CUDA : cette technologie réservée aux cartes graphiques NVIDIA utilise le processeur de la carte vidéo pour exécuter des opérations initialement prévues pour le processeur de la carte mère. Ainsi, le PC gagne en rapidité lorsque la technologie est supportée.

ShadowPlay : enregistre et partage vos sessions de jeux sur le web.

Gsync : synchronise le rafraichissement de votre moniteur avec le débit de la carte graphique afin d’éviter les saccades et les déchirures de l’image.

- Si quelques accros du jeu ont une marque fétiche, le grand public ne se sent en général pas plus attaché à NVIDIA qu’à AMD et fait son choix parmi les meilleures offres lors de son achat. Comme la finalité est avant tout le jeu vidéo, vérifiez ce que l’on appelle les « bundles ». Il s’agit d’offres d’un ou plusieurs jeux (en version boite ou téléchargeable) proposés avec la carte. Ce sont à chaque fois des titres à succès et certains bundles proposent jusqu’à 3 ou 4 blockbusters. Un argument qui peut vite peser.

- Les assembleurs overclockent les GPU d’AMD et NVIDIA, améliorant ainsi les performances. Sachez que si vous décidez d’overclocker vous-même, et bien que ce soit facile et peu dangereux sur certains modèles, vous perdez la garantie sur votre produit. Ils travaillent aussi sur le refroidissement et en font le principal argument de vente. Dans ce cas, aucune crainte à avoir, votre carte ne chauffera pas plus que de raison.

Quelle carte pour quel usage ?

La puissance en chiffres

Avant de parler de puissance pure des cartes graphiques, expliquons un point qui permet de les mesurer : le benchmark. Il s’agit de tester toutes les cartes graphiques avec la même configuration d’ordinateur, sur plusieurs jeux, dans différentes résolutions.

De nombreux sites indépendants, souvent anglophones, réalisent des benchs en permanence vous permettant de garder un œil sur ce qui se fait de mieux : citons GPU Check, Tom’s Hardware, anandtech…

Evidemment, en termes de performances, rien ne vaut une carte dernière génération avec les RTX de NVIDIA et les RX série 5000 d’AMD.

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Un exemple de benchmarks GPU, ici issu du site GPU check en octobre 2020

Le reste de la machine

Auriez-vous l’idée de brancher une PlayStation 4 sur un vieil écran cathodique ou de mettre une paire d’enceintes à 100 € sur un amplificateur audiophile ? Évidemment non, et il en va de même sur un PC. Une carte haut de gamme ne fera pas de miracle sur un processeur limité. Pire, elle pourra être « bridée », phénomène que l’on appelle CPU Limited.

Si vous investissez dans du haut de gamme, il faudra en faire de même sur la configuration. Une RX série 6000 ou une RTX 2080 seront plus à leur aise supportée par 8 ou 16 Go de mémoire vive et un Core i7 ; un ensemble donc au-delà des 1500 €, mais dont la célérité ne sera pas mise en défaut par les casques virtuels ou les jeux de ces prochaines années.

Donner un coup de jeune à une machine vieillissante nécessite de revoir l’ensemble de sa configuration. Analysez d’abord votre carte mère. Si le socket permet d’accueillir des processeurs plus puissants et qu’il reste de la place pour de la mémoire vive, n’hésitez pas à investir sur ces points quitte à rogner un peu sur le budget du GPU. Pensez aussi au disque SSD, un véritable coup de boost ! Si votre machine a moins de 4 ans et qu’elle faisait partie du moyen ou haut de gamme, un investissement maîtrisé (300 € ouvrant les vannes à pas mal de références) suffit à un regain de puissance pour jouer dans de bonnes conditions. Au-delà, elle fera un bon home cinéma ou une machine de rétrogaming.

Le temps où un PC devenait une relique en moins de 3 ans est révolu ; une machine bien entretenue et regonflée en milieu de parcours tiendra 7 à 8 ans avant d’être donnée au petit dernier de la famille ou recyclée en jukebox !

Comment installer une carte graphique dans un PC ?

Vous avez décidé d’acheter votre carte graphique et de la monter vous-même. Bien vous en a pris : c’est une entreprise qui n’a rien de périlleux. Toutefois, avant de choisir le modèle, il convient de "soulever le capot" de votre ordinateur pour être sûr de ne pas commettre d’impair.

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La taille de la carte graphique

Les fleurons d’AMD et NVIDIA dépassent parfois les 30 cm de long et 5 cm de haut mais au-delà des centimètres, c’est surtout l’impact en termes d’espace occupé qui compte : les cartes graphiques actuelles les plus grosses occupent aujourd’hui 3,5 slots. Évidemment, il est impossible de leur trouver une place dans un boîtier mini-ITX.

Dans un souci d’évolutivité, munissez-vous au moins d’une moyenne tour. Plusieurs disques durs ou une autre carte PCI Express trouveront aussi leur place sans que tous les connecteurs de la carte mère se retrouvent entravés par votre montage. Dans une gamme de prix supérieure, et si l’encombrement n’est pas un souci pour vous, adoptez un boîtier grande tour. Plus spacieux, celui-ci est aussi mieux ventilé.

Les connecteurs

Les normes PC évoluent sans cesse. Le connecteur sur lequel se branche la carte vidéo, le PCI Express, est aujourd’hui en version 4.0 pour la plus récente mais on trouve encore nombre de 3.0. Bonne nouvelle, elle est compatible avec la précédente. Ainsi est-il permis de brancher une carte graphique PCI Express 3.0 sur un connecteur 4.0, et réciproquement.

L'alimentation

Plus la carte graphique est puissante, plus elle sollicite l’alimentation. Vérifiez aussi que votre alimentation dispose des prises PCI-e nécessaires au bon fonctionnement de la carte graphique. Sinon, il est possible d'intercaler un adaptateur Molex vers PCI-e 6 ou 8 pins. Gardez aussi en tête que plus l’alimentation est puissante, moins elle est sollicitée. Elle s’avérera ainsi plus silencieuse. Notez que vous retrouvez sur notre fiche descriptive, dans la partie Chipset Graphique, une ligne "Puissance alimentation recommandée constructeur".

Choisir la carte mère, le processeur et l'écran appropriés au GPU

Avant de faire l’acquisition d’une carte graphique, assurez-vous que votre écran est bien Full HD 1080p ou plus. S’il est dans des définitions inférieures, il est sans doute judicieux d’en changer si vous voulez jouer dans de bonnes conditions, quitte à investir un peu moins dans la carte si votre budget est limité.

Ne croyez pas non plus en la toute-puissance d’une unique carte graphique sans l’appui d’un bon processeur. Un Intel Core i3 ou un AMD Ryzen (à vous ensuite de choisir un modèle précis selon votre budget) est un bon départ. Un changement de processeur est aussi une bonne occasion de changer de carte mère. Dans un souci d’évolutivité, privilégiez les sockets 1200, 1151 ou 2066 côté Intel (Skylake, KabyLake, Coffee Lake, comet Lake...) ou Ryzen côté AMD.

Ne négligez pas les drivers de la carte vidéo. Régulièrement mis à jour par les fabricants AMD et NVIDIA, ils assurent une bonne compatibilité entre vos jeux et votre configuration. Il arrive même qu’un titre récent ne démarre pas si les drivers ne sont pas les plus récents.

Glossaire

Nous avons déjà vu lors de ce dossier les définitions de Cuda, PhysX, Low-profile, AMD LiquidVR, Freesync, Gsync, RTX et DLSS et bien d’autres termes. Mais l’univers complexe du graphisme sur ordinateur utilise un champ lexical bien plus fourni. Voici quelques entrées additionnelles :

  • Anti-aliasing : ou anti-crénelage. Cette technique adoucit les effets d'escalier apparaissant sur les arêtes d'un objet 3D. La qualité finale de l'image croît en fonction du coefficient associé (2x,4x,8x,16x), au prix de calculs plus lourds.
  • CrossFire / NVLink ou SLI : Système de branchement de deux cartes vidéo sur une carte mère afin de développer la puissance graphique. CrossFire est le système des cartes AMD, NVLink celui de NVIDIA (auparavant baptisé SLI).
  • DirectX : application développée par Microsoft permettant la programmation d’applications vidéo et notamment de jeux. Elle est délivrée avec les pilotes de la carte graphique ou avec les jeux. Il convient de s’assurer d’avoir toujours une version à jour. Cette norme s’est imposée dans le domaine du jeu face à son concurrent Open GL.
  • Filtrage anisotropique : ce filtre améliore la netteté d’une texture au premier plan et atténue les flous sur les plans suivants. Le coefficient associé (8x, 16x) indique le degré d'échantillonnage de l'image.
  • GPGPU: abréviation de General Purpose Processing on Graphic Processing Unit. Procédé qui met à contribution l'architecture parallèle des processeurs graphiques pour réaliser des calculs intensifs et soulager le processeur central. Exemples : l'encodage et le décodage vidéo.
  • ROP : Raster Operation Pipeline. C'est la dernière étape dans la production d'une image 3D. Ces unités de calcul se chargent d'appliquer divers filtres et traitements, comme l'anti-crénelage.
  • Shader : suite d'instructions, ou programme, exécutée par la carte graphique. C'est une méthode flexible qui bonifie le travail du développeur de jeu vidéo en lui permettant de réaliser des effets personnalisables plus évolués. Un programme Vertex Shader, interprété par des unités de calcul spécifiques, effectue des opérations sur les sommets des polygones, tandis qu'un programme Pixel Shader les accomplit sur les pixels.
  • Tesselation : cette technique, incluse dans Direct X11, divise un polygone en plusieurs sous-polygones. L'objectif consiste à affiner une image 3D grâce à des surfaces et des textures plus réalistes.
  • Z-buffer : section de la mémoire qui enregistre la profondeur des pixels d'une image 3D, autrement dit leur coordonnée Z. Si un pixel est caché par un objet intermédiaire, il n'est pas pris en compte dans le calcul de l'image finale, afin d'économiser les ressources du GPU.

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jeudi 18 août 2022

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